Les meilleures ennemies

Par 29 avril 2020 à 16:07

La couverture rose et rouge attire l’œil au premier regard. Résumé brièvement, ce roman parle de deux voisines octogénaires grincheuses qui se détestent et ne s’en cachent pas.
Au-delà du côté tragi-comique de certaines situations, ces deux femmes d’un quartier huppé du Cap se vouent une haine viscérale qui trouve sa source dans un racisme encore omniprésent dans la société sud-africaine post-apartheid. Hortensia est noire, Marion blanche et un concours de circonstances va les amener à devoir se rapprocher pour faire face à la situation défavorable dans laquelle elles se retrouvent. Elles n’en deviendront pas amies pour autant mais un chemin vers l’autre semble se dessiner dès lors qu’elles se remettent en question et commencent à accepter leurs erreurs et leurs défaites passées.
Un roman bien écrit (donc bien traduit), à l’humour caustique et au message bien plus subtil et profond que sa couverture flashy ne le laisse supposer.

Anne-Lise - Bibliothèque de la Ville de Bienne, avril 2020